samedi 9 novembre 2013

ADRESSE DE Marc BLONDEL, Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée

Je partage, avec le Président de la République, le camarade François Hollande, le fait d’avoir eu comme grand-père un poilu de la guerre 14/18, au demeurant cela n’est guère original compte tenu de l’ampleur du conflit et de la mobilisation générale qui en a découlé. Qui n’a pas eu un grand-père poilu ?
Il m’arrive de rappeler que lors de sa disparition, j’ai, à sa demande, dans son délire, assisté mon grand-père qui était sourd et invalide, il me prenait pour le brancardier qui l’avait dégagé du front lorsqu’il avait sauté sur une mine et me demandait de l’aider ; image de cauchemar.
On n’oublie pas ses souvenirs d’enfance, d’autant que la génération suivante, celle de mon père et de mon oncle, a été marquée par la détention en camp de déportation en Allemagne.
J’en ai gardé, consciemment et inconsciemment, une adversité militante contre la guerre dont, pour ma part, j’ai directement été victime pour avoir passé ma jeunesse en France occupée dans le Pas-de-Calais.
C’est cet atavisme qui m’a conduit dans mes engagements, moi petit-fils de « rouge » comme disait le grand-père, avec cette notion de patriotisme, courant dans cette région.
Cette notion de patriotisme, que les pays utilisent pour faire marcher la troupe ; « on croit se battre pour sa patrie et on meurt pour les industriels », disait Anatole France.
C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai accepté, à la demande de mes camarades, la responsabilité de Président de la Fédération Nationale de la Libre Pensée. J’ai soutenu et essayé de développer une revendication qui était née du comportement des Généraux dans ce conflit.
Il s’agissait de rendre la dignité aux fusillés pour l’exemple, 2500 ayant fait l’objet de condamnations à mort par des tribunaux d’exception, où les dossiers furent exclusivement à charge puisqu’il s’agissait de faire des exemples.
650 furent exécutés et encore, en ne tenant pas compte des exécutions sommaires, sous des prétextes les plus fallacieux, voire des assassinats effectués sur le champ, après tirage au sort, des victimes.
Le dossier a fait l’objet de nombreuses publications voire de films et de chansons. L’opinion publique est régulièrement sensibilisée.
Situation dramatique, des soldats français ont été tués par des balles françaises ! De quoi ébranler tous les patriotismes du monde.
Ainsi, avec le soutien de nombreuses organisations : la Ligue des Droits de l’Homme, l’ARAC, l’Union Pacifiste de France, le Mouvement de la Paix et la Fédération des Anciens Combattants, nous organisons, le 11 novembre, des manifestations devant les monuments aux morts pacifistes pour réclamer que justice soit faite et que la réhabilitation de tous les fusillés pour l’exemple soit décidée et annoncée par le chef de l’Etat ?
Il y aura 100 manifestations cette année.
Cette action a été supporté par différents élus républicains dont 23 conseils généraux –dont celui de la Corrèze- et 3 conseils régionaux.
Elle gagne, maintenant, certaines organisations syndicale –CGT et FORCE OUVRIERE- qui rappellent le sacrifice des ouvriers et travailleurs durant la dite guerre.
En qualité de Président de la République, nous espérions que celui-ci se souvienne de ses engagements d’élu départemental lors de la présentation des travaux pour le centième anniversaire de la guerre. Nous espérons dans sa fidélité à Jean Jaurès. Or, celui-ci a pris l’engagement d’instaurer un monument particulier à la mémoire des fusillés. En dehors du fait qu’il s’agit d’une singularisation, cela ne répond pas à la revendication de réhabilitation qui est la seule qui permette de placer les victimes comme des victimes de la guerre, car tel est l’objectif : condamner la guerre pour ce qu’elle a comme données barbares, dire que les hommes sont incapables de prévoir leur comportement dans des conditions autoritaires et barbares, que nous n’avons pas tous vocation à être des héros.
Faudra-t-il que sur ce monument on indique : mort pour la France.
Complémentairement, j’indiquerai que de nombreux pays belligérants, l’Angleterre, la Nouvelle Zélande, le Canada, ont, dans des formes juridiques applicables à leur pays, décidé de cette réhabilitation.
Nous attendons donc du Président qu’il prenne ses responsabilités et qu’il évite l’esquive qui fut celle de son prédécesseur. Nous rappelons qu’il est sensé être le chef des armées et qu’en régime républicain celles-ci doivent être soumises à l’autorité publique.
Il est évident qu’à l’occasion du centenaire, nous mobiliserons pour faire connaître aux citoyens –et notamment aux plus jeunes- ce que la barbarie et l’obscurantisme des États-majors peuvent provoquer comme désastres humains.
Plus généralement à l’heure des conflits larvés, la France ne pourrait que s’enorgueillir de s’affirmer le pays de la liberté, de l’égalité, de la fraternité et de la paix.

mercredi 6 novembre 2013

Réhabilitation des fusillés pour l'exemple

MONSIEUR LE PRESIDENT
REHABILITEZ LES FUSILLES POUR L’EXEMPLE
DE LA GUERRE DE 14-18

Madame, monsieur,
Chers amis, chers camarades,
La fédération nationale de la Libre Pensée, et son président Marc Blondel, vous invitent à visionner cette vidéo pour vous sensibiliser sur la question de la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple de la première guerre mondiale de 1914/1918.
Depuis plus de 15 ans, la Libre Pensée agit pour cette œuvre de justice, avec, à ses côtés, l’Association Républicaine des Anciens Combattants, L’Union Pacifiste de France, le Mouvement de la Paix et de nombreuses sections de la Ligue des droits de l’Homme.
Si vous vous reconnaissez dans cette volonté de justice, nous vous invitons :
- A visionner cette vidéo de 3 minutes 30.
- A la faire connaître largement autour de vous par le biais d’internet et des réseaux sociaux.
- a envoyer l’information à vos listes de diffusions en leur donnant l’adresse ou ils peuvent la visionner : http://youtu.be/17-sPmJnB9o
- A écrire par mail à la présidence de la République pour demander cette réhabilitation collective

A CONTRESIGNER L’APPEL DU 8 JUIN 2013


L’an prochain verra la commémoration du centenaire de la guerre de 14-18. On peut craindre le pire !
On va, en effet, nous accabler de patriotisme, de la vaillance de nos « héroïques » poilus, des taxis de la Marne, de cet enfoiré de Clemenceau, un ancien libertaire, qui n’était pas un tigre en papier…, et on va oublier les marchands de canons, une boucherie sans nom, ces généraux dont l’incompétence ne le disputait qu’à leur mépris de la vie des soldats, les blacks et les maghrébins qu’on envoyait en première ligne, les mecs qui chiaient dans leur froc, les fusillés pour « l’exemple » pour cause de peur, de désertion, de refus d’obéissance, d’incompréhension de la langue française, de fraternisation, d’internationalisme prolétarien, de pacifisme… j’oubliai Craonne.

Alors que faire ?

Nous savons pertinemment que notre analyse ne sera pas prise en compte. Mais il est possible d’enfoncer un coin (celui des fusillés pour l’exemple) dans ce merdier annoncé. Parce que c’est trop énorme !
Est-il besoin de le préciser, demander la réhabilitation des fusillés pour l’exemple ne signifie nullement vouloir rajouter des noms sur les monuments aux morts, ni de faire un distinguo entre politiques, voleurs de poules, et erreurs judiciaires.
Demander la réhabilitation des fusillés pour l’exemple, c’est juste laisser à comprendre que la guerre, comme les baïonnettes, c’est un prolétaire à chaque bout, qu’il n’y a ni de guerre propre ni de guerre juste, et qu’il n’y a qu’une solution : pas un homme, pas un sous, pas une heure de travail pour la guerre !
C’était un message non subliminal pour nos camarades travailleurs syndiqués de l’armement !
Jean-Marc Raynaud [1]


[1] J-M Raynaud est responsable des Editions Libertaires

 
     Barbarie des guerres de jadis menant à l'abattoir leurs troupeaux d'esclaves
      et fusillant pour l'exemple ceux qui osaient lever le front
        Barbarie des guerres d'aujourd'hui qui déciment professionnellement les populations civiles.
Barbarie de nos pseudo-démocraties qui font de la peur de l'autre leur
fondement moral.
Restons debout et insoumis pour construire une alternative à la barbarie.

Pacifisme

Chansons pour résister

Chansons Anarchistes
- Chants de la Guerre d'Espagne
- Chants de Lutte
- Chants Revolutionnaires Allemands
- Jean Ferrat
- La Commune en Chantant
- Chansons Contre

http://vrevolution.free.fr/vinyls.htm

mardi 15 octobre 2013

23ème hommage à Anne et Eugène BIZEAU - 13 octobre 2013

 

Dans le cadre des hommages rendus par l'Association Laïque des Amis d'Anne et Eugène BIZEAU, une conférence a été donnée par Nicole FOURCADE, salle des aînés, sur le thème : « Alphonse VINATIÉ, une figure remarquable de Massiac : un homme de conviction et d'engagement, passeur de mémoire » afin d'honorer la mémoire de cet homme qui fut un des parrains de l'Association..
Elle a été suivie par un large public, en présence d'un représentant de la municipalité.
On notait dans l'auditoire de nombreux massiacois qui furent ses amis, ses camarades, ses collègues : ils ont apporté leurs témoignages lors d'un libre débat autour de cet homme si modeste et si humain qui fut dans sa jeunesse un maquisard, un franc-tireur, rejoignant la résistance cantalienne dont le premier noyau fut constitué à MASSIAC.
Instituteur, il fondait sa pédagogie sur les méthodes actives de Célestin FREINET et forma des élèves en les rendant curieux, observateurs, acteurs sur le terrain à travers sa passion pour l'archéologie qu'il leur faisait partager.
Il fut reconnu par ses pairs, comme celui qui a mis à jour plus de 500 tumuli dans le Cantal et a contribué à sortir ce département d'une vision réductrice qui en faisait un « désert archéologique ».
La matinée s'est achevée autour du verre de l'amitié, le verre de Vouvray, si cher à Eugène BIZEAU, poète libertaire et vigneron, qui vécut à Massiac avec sa femme Anne, institutrice nommée à l'école maternelle en 1916 : syndicaliste, elle fut à l'origine de la création du 1er syndicat confédéré des instituteurs dans le Cantal et dont le siège fut installé à la Bourse du Travail d 'AURILLAC, en 1919.
2013, étant l' année du 130ème anniversaire de la naissance d'Eugène BIZEAU, ce fut aussi l'occasion pour l'Association de rendre hommage à ce libertaire qui fut du côté des pacifistes, avec sa femme, durant la guerre de 14-18 et de rappeler le combat mené par la Libre Pensée pour la réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple de 14-18.
A l'issue de la conférence, un repas fraternel a réuni les participants.


lundi 15 juillet 2013

DIMANCHE 13 OCTOBRE 2013

L'Association Laïque des Amis d'Anne et Eugène BIZEAU
organise le 23ème hommage le dimanche 13 octobre 2013
à partir de 10 heures, salle des Aînés à Massiac (Cantal)

Cette année, le thème de la conférence est :

Une figure remarquable de Massiac
Alphonse VINATIE (1924-2005)
Homme de conviction et d'engagement, passeur de mémoire.

"Alphonse VINATIE, né à Clermont Ferrand, deviendra instituteur spécialisé puis PEGC à Massiac, pratiquant la pédagogie Freinet. Militant ouvrier, résistant durant la 2ème guerre mondiale, archéologue amateur reconnu par ses pairs, il rejoint en 1990 la Fédération du Cantal de la Libre Pensée et fera partie du Comité de parraînage de l'Association Laïque des Amis d'Anne et Eugène BIZEAU".

L'Association honorera aussi Eugène BIZEAU à l'occasion du 130ème anniversaire de sa naissance.
Comme chaque année la conférence sera suivie du verre de l'amitié et d'un repas fraternel.

Pour tout renseignement et réservation, contactez l'Association :
Guy Thonnat, Président : gh.thonnat@wanadoo.fr
Nicole Fourcade, trésorière : charcole@club-internet.fr ou au 06 86 72 45 25